Alors que le monde semble vaciller, Alessio Ferrari, l’ermite créatif derrière le projet Upupayāma, nous livre une réponse sensorielle avec son nouvel opus Honesty Flowers. Au centre de cette fresque psychédélique trône une pièce maîtresse : « In The Solstice Sun Pt. 2 ». Si le premier volet de ce diptyque explorait la vulnérabilité humaine à travers des nappes de drones austères, cette seconde partie opère une métamorphose spectaculaire.
Véritable explosion de lumière, le morceau délaisse l’introspection pour embrasser un groove libérateur. Ferrari y déploie une esthétique « acid-folk » où les frontières géographiques s’effacent : les rythmiques psych-funk s’entrelacent aux résonances du rock anatolien, tandis que des flûtes pastorales survolent un sitar hypnotique. On y retrouve cette signature unique qui a fait la renommée du multi-instrumentiste italien depuis sa grange-studio de Parme : une capacité rare à transformer des instruments traditionnels en vecteurs de transe moderne.
Plus qu’une simple composition, ce titre incarne une philosophie du lâcher-prise. Fidèle à son habitude, Ferrari utilise une langue inventée, transformant la voix en un instrument purement émotionnel. Le message est clair : si tout doit s’effondrer demain, autant que ce soit dans l’allégresse d’une danse rituelle sous un soleil de plomb. Avec « In The Solstice Sun Pt. 2 », Upupayāma ne se contente pas de jouer de la musique ; il érige un sanctuaire sonore contre la grisaille ambiante, confirmant sa place de guide incontournable de la scène néo-psychédélique européenne.
Nous allons vous recommander de prendre quelques minutes de respiration avec cette chanson signée Upupayāma.

