Deux ans après un premier album qui errait dans le brouillard désorientant de la vie moderne, le groupe indé de Stockholm Washing Machina revient avec « Before My Mind Wakes Up », un disque qui ne fuit plus rien. Cette fois, le regard se tourne vers l’intérieur : les boucles compulsives, les schémas autodestructeurs, ces petites dévastations silencieuses que l’on porte sans jamais oser les nommer.
Musicalement, le groupe prolonge le fuzz mélodique et les guitares nerveuses de ses débuts, en poussant à la fois le bruit et la mélodie plus loin. On navigue quelque part entre l’esprit expérimental de Sonic Youth et Dinosaur Jr, la crasse mélodique de Pavement et The Breeders, et l’urgence viscérale de Fontaines D.C. et Sleater-Kinney. Le résultat : des chansons aussi accrocheuses qu’inconfortables.
Dans cet album que nous vous recommandons, les pépites ne manquent pas. « Come On », single propulsif et porté par ses refrains, qui résume en quelques minutes l’énergie du disque. On peut citer « Debbie Lost Her Mind », le titre qui a fait connaître le groupe au-delà de la Suède, diffusé par John Kennedy sur X-Posure (Radio X) — désorientant, mélodique, urgent.
« The Top » plonge ensuite dans le chaos de celles et ceux qui franchissent leurs propres limites, porté par un jeu de guitare fiévreux et la voix d’Engström à son plus brut. « My Bones » qui déjà le premier titre de la tracklist, sorti fin avril 2025, qui tourne le regard vers l’intérieur : la dévastation tranquille de l’autodestruction mentale, et ces schémas compulsifs qui nous brisent tout en nous ramenant sans cesse à eux. Un album qui ne cherche pas à consoler, mais à regarder en face.
Sans aucun doute la pause musicale dont vous avez besoin pour commencer votre semaine. Sans plus attendre, plongez dans cette belle surprise signée Washing Machina dont nous allons suivre l’actualité dans les semaines à venir.

