Il y a des sorties qui ressemblent à des annonces. Et puis il y a celles qui ressemblent à des confidences. Avec « We are what we protect », The Kiss That Took A Trip signe un retour qui relève davantage du carnet intime que du simple single promotionnel. Pensé comme l’ouverture d’une année anniversaire marquant vingt ans de parcours, le morceau installe immédiatement une atmosphère de bilan apaisé.
Depuis son ancrage créatif à Madrid, le projet cultive une approche artisanale de la musique. Ici, le lo-fi n’est pas un effet esthétique, mais un langage émotionnel. Les textures ambiantes, les lignes mélodiques épurées et la retenue vocale construisent un espace sonore où le temps semble ralentir. L’objectif n’est jamais la démonstration technique, mais la transmission d’un ressenti brut, presque fragile.
Une influence surprenante affleure dans la structure du titre : la sensibilité mélodique héritée de Richard Marx. On la perçoit dans la chaleur harmonique, dans cette façon d’assumer une émotion frontale, sans détour ni ironie. Pourtant, l’ADN du projet reste intact, nourri d’expérimental, de post-rock et de synth pop atmosphérique.
Ce morceau agit finalement comme une capsule temporelle. Nostalgie assumée, sérénité acquise, reconnaissance du chemin parcouru : tout s’y entremêle avec une sincérité désarmante. Loin des tendances éphémères, cette sortie rappelle que certaines œuvres existent pour accompagner la mémoire plus que pour suivre l’actualité.
Avec ce titre, 2026 s’ouvre comme un chapitre de transmission émotionnelle, où chaque note semble protéger un fragment de vie. Sans plus attendre, plongez dans cette belle pause musicale ci-dessous :

