Ouvrir un album est un art délicat. Avec « Alhaja », premier morceau de son tout nouvel opus It’s Yemi Alade, la diva nigériane ne fait pas que lever le rideau : elle impose sa loi. En seulement deux minutes et huit secondes d’une efficacité redoutable, la « Mama Africa » livre une chronique vibrante de la modernité musicale du continent.
Dès les premières notes, le titre capte l’auditeur par sa rythmique chirurgicale. Calé sur un tempo de 120 BPM, le morceau fusionne habilement l’essence pure de l’Afrobeats et des textures électroniques ultra-contemporaines. La production, co-signée avec ses fidèles architectes sonores, privilégie une approche organique où chaque percussion semble dialoguer avec la basse.
Mais la véritable force d’« Alhaja » réside dans son interprétation. Yemi Alade y déploie une signature vocale impériale, oscillant entre des couplets scandés avec assurance et des envolées mélodiques entêtantes. Plus qu’une simple introduction, cette piste agit comme un manifeste annonçant la couleur d’un album foisonnant et collaboratif, qui ose croiser la rumba de Ferre Gola avec la pop urbaine de Teni.
En choisissant ce titre épuré mais puissant pour lancer les hostilités, l’artiste rappelle qu’elle reste la patronne des pistes de danse internationales. Disponible sur toutes les plateformes de streaming, « Alhaja » s’impose déjà comme le nouveau cœur battant de la scène afro-pop. Un morceau court, percutant et mémorable, prouvant que Yemi Alade n’a rien perdu de son instinct de prédatrice des charts.

