Certains morceaux ne demandent pas l’autorisation d’entrer, ils enfoncent la porte. Avec « clear out the room », le collectif australo-coréen 1300 signe un retour fracassant. Premier single né de leur toute fraîche signature chez Universal Music Korea, ce titre résonne comme un avertissement brutal envoyé à l’industrie. La consigne est limpide : faites de la place, la scène mondiale leur appartient désormais.
Né dans l’effervescence de Sydney, le quintet fusionne ses identités avec une liberté insolente. Entre flows coréens acérés et fureur anglo-saxonne, leur hip-hop alternatif refuse les étiquettes. « clear out the room » condense cette formule magique : une production nerveuse, un beat lourd aux accents breakbeat et une urgence punk qui prend à la gorge. C’est brut, organique, presque physique. On sent la sueur des entrepôts et l’adrénaline des fins de nuit.
Pour illustrer ce chaos sonore, le groupe a pris les commandes d’un clip auto-réalisé. Visuellement, c’est une claque. L’esthétique rebelle y côtoie une fierté culturelle affirmée, capturant l’énergie explosive et l’alchimie électrique qui unissent les membres du projet.
Ce morceau n’est pourtant que la mèche d’un baril de poudre bien plus grand. Il pose les bases de ILLSAMGONGGONG, leur premier album studio attendu pour ce mois de juillet. Si tout le projet est à l’avenant, préparez-vous à un véritable séisme. 1300 ne veut pas simplement s’installer dans le paysage ; ils sont venus pour tout retourner. Le grand nettoyage vient alors de commencer.

