Avec “Vagnar av guld”, Arn-Identified Flying Objects and Alien Friends nous invite à ouvrir un album photo intérieur, là où les souvenirs d’enfance scintillent encore sous la poussière du temps. Cette version suédoise, pensée comme l’originale, possède le grain d’authenticité des chansons écrites d’un seul souffle, entre confidence familiale et regard rétrospectif.
Dès les premières mesures, une atmosphère brit pop s’installe, portée par des lignes de guitare claires et un refrain distinctif qui s’imprime avec douceur. Il y a dans cette mélodie quelque chose de solaire, presque nostalgique, qui évoque les harmonies soyeuses des The Beach Boys sans jamais tomber dans la citation facile. Les chœurs, assurés par David Myhr — également à l’orgue Hammond — enveloppent le morceau d’une chaleur rétro, subtilement vintage.
La batterie d’Andreas Quincy Dahlbäck, fine et expressive, agit comme un battement de cœur discret. Elle soutient le récit sans l’alourdir, laissant toute la place aux images évoquées : fragments d’enfance, éclats de rires, promesses murmurées à la génération suivante.
Car au-delà de l’hommage à ses enfants et petits-enfants, “Vagnar av guld” raconte le passage du temps. Grandir, oui, mais sans trahir l’élan premier. Dans cette chronique intime transformée en pop lumineuse, Arn-Identified Flying Objects and Alien Friends rappelle que les trésors les plus précieux ne brillent pas toujours : parfois, ils chantent.

