Natif de Swansea, Tom Emlyn est devenu une figure culte de la scène galloise, enchaînant les concerts avec un charme magnétique. Salué par Clash Magazine et décrit par God Is In The TV comme un auteur à la « profondeur émotionnelle mêlant mélancolie et esprit », l’artiste livre son sixième album en quatre ans : Passing Craze, disponible chez Dirty Carrot Records.
Ce projet organique est né d’un hasard : un projet de fin d’études d’Evan Collett à l’université DBS de Bristol. Pour ce faire, le duo a exhumé des fragments oubliés, remontant parfois aux premières compositions adolescentes d’Emlyn. Enregistrées d’abord sur une luxueuse console analogue par sessions minutées de trois heures, les fondations acoustiques — doublées à la manière d’Elliott Smith — ont ensuite mûri dans l’intimité d’une chambre à Cardiff.
Le résultat est une mine d’or pop lo-fi, enrichie par les percussions de Jack Patrick, la trompette, et la voix d’Alys Hardy. Collett y insère une production audacieuse, frottant notamment un banjo avec un archet de violon. Mais la signature de l’album réside dans un synthétiseur monophonique Roland des années 70, retrouvé dans un garde-meuble familial. Filtré à travers des pédales simulant la dégradation d’une cassette VHS, son souffle texturé embrase les titres Miss Understood, Your Dishes et Burning the Candle.
Passing Craze s’est ainsi dicté de lui-même, guidé par une logique mystique. Porté par des textes oscillant entre désillusion, rêves et reconstruction, cet album magistral s’impose déjà comme l’une des pépites incontournables de l’année. Sans aucun doute la pause musicale de votre fin de semaine que nous vous recommandons de découvrir sans plus attendre.

