Alexandre Barberon vient de sortir son nouvel EP « Ni leurs chiens ».
Avec ce projet, il dévoile une musique plus intime et incarnée. En rupture avec Homa (2018), les chansons sont cette fois entièrement en français. L’écriture, dense et sensible, mêle introspection, ironie et énergie dansante.
Dès le morceau d’ouverture, « Ni leurs chiens », les synthés psychédéliques installent une atmosphère envoûtante. Au cœur de l’EP, « Les temps à deux » propose une respiration plus épurée, portée par une guitare sèche. Autour de cette ballade, des titres comme « La braise » ou « Boucle d’or » explorent une veine plus pop, traversée par les tensions amoureuses.
Le fil rouge du disque est celui du feu : désir, passion, fragilité. Une flamme à entretenir, toujours menacée de s’éteindre. Cette tension culmine dans le dernier morceau, inspiré du destin tragique des volcanologues Katia et Maurice Kraft.
Plus impressionniste que narrative, cette conclusion laisse une large place à la musique. Portées par des ruptures de rythme et une énergie instable, les chansons composent un ensemble singulier. La voix claire d’Alexandre Barberon s’y déploie avec précision, entre équilibre et vertige.
On y perçoit des échos à Dominique A, La Femme ou Felzine.
Au fil des titres, une question demeure : le couple est-il un refuge ou un territoire en tension ? Même fragiles, les liens persistent et continuent de vibrer.

