Certains morceaux agissent comme de véritables micro-climats. Dès les premières notes de « Light In Me », premier single du producteur et multi-instrumentiste berlinois Calida Ray, une chaleur organique s’installe. Pour ses débuts chez Stereofox Records, le compositeur allemand livre une chronique intime et vibrante, née au cœur de son cercle artistique local.
Nourri par les audaces de Jacob Collier, la soul de D’Angelo ou le groove de Hiatus Kaiyote, le titre est un savant collage de textures. Calida Ray y fusionne une basse funky, des envolées de saxophone espiègles et des harmonies neo-soul enveloppantes. Mais loin de n’être qu’un exercice de style jazzy, le morceau brille par sa production expérimentale et solaire, portée par une voix habitée.
Ce single est la porte d’entrée de son album diptyque, There Might Be Light Above The Surface. Conçu comme un voyage émotionnel, le projet explore la dualité humaine. Si cette première partie rayonne d’une énergie lumineuse, la seconde promet de plonger dans des zones plus sombres et introspectives.
« Ce projet reflète la tension entre l’ombre et la lumière », confie l’artiste. « C’est un espace ouvert qui invite chacun à y trouver son propre sens. »
En équilibre parfait entre l’épure R&B et la liberté du jazz, « Light In Me » dépasse le simple statut de chanson : c’est une quête de clarté, une transition nécessaire vers la paix intérieure. Une entrée en matière magistrale qui impose Calida Ray comme l’un des secrets les mieux gardés, et les plus lumineux, de la scène berlinoise.

