Avec la sortie de ONLY THE DARKNESS CAN SAVE ME NOW, ANTXNXO s’affirme comme une belle découverte musicale de ce début de mois. En tête de gondole, le single « BURNING » s’impose comme une porte d’entrée magistrale dans cet univers clair-obscur.
Dès les premières mesures, le morceau impose sa patte : atmosphérique et viscéral. ANTXNXO y explore le concept brut de la métamorphose, ce douloureux processus qui consiste à consumer sa vieille peau pour faire émerger une identité nouvelle. La phrase hantée, « I feel him burning. Like I’m a different person », résonne avec une sincérité désarmante, ancrant le titre dans une introspection vraiment profonde.
Derrière cette évidence mélodique se cache un travail de précision. Conçu sur neuf mois en collaboration avec le co-producteur Erim Ahmet, « BURNING » témoigne d’une exigence rare. Le duo a sculpté des textures sonores où la fragilité de la voix se confronte une ligne de piano délicate puis un beat percutant qui vous va droit au but.
Les lignes de chant sont efficaces, se détachent de toutes fioritures pour mettre en avant un message profond, un texte bien écrit, l’artiste se dévoile de la meilleure des manières. Il faut aussi signaler les idées d’arrangements vocaux et la construction de la chanson qui lorsqu’il le faut laisse des moments de respiration.
Plus qu’un simple lancement, ANTXNXO propose une expérience totale. L’album s’articule autour d’une quête de salut dans l’obscurité, une narration servie par une ambition artistique visuelle vraiment marquée. Avec trois clips venant ponctuer le projet, l’artiste londonien ne se contente pas de chanter son renouveau : il le met en scène avec une maîtrise qui force le respect. Si cette entrée en matière est un indicateur, ANTXNXO est indiscutablement l’un des talents les plus fascinants à surveiller cette année. Une ascension à suivre, assurément.

