Conversation avec : OETE

Aujourd’hui nous avons décidé de discuter quelques instants avec OETE. Un artiste dont nous avions découvert le catalogue musical il y’a quelques semaines déjà et qui s’inscrit comme une belle promesse. D’ailleurs les critiques ne s’y trompent pas, l’artiste qui se distingue par une musique pop délicate et créative, impose un ton, un style qui vous happe dès les premières mesures, l’effet est immédiat. Nous avons avons voulu en savoir un peu plus sur son parcours.

Photos : YANN ORHAN

1- D’où viens-tu et quand as-tu commencé la musique ?

Je viens de Picardie, de Beauvais. J’ai commencé la musique à 17 ans, en regardant des tutos guitare.

2- Te souviens-tu de ta première chanson ?

Je m’en souviens oui, elle s’appelait « Narmoniac » , c’est la seule chanson que j’ai écris en anglais d’ailleurs mais je préfère qu’elle reste bien enfouie !


3- Qu’as-tu appris à cette époque que tu utilises encore aujourd’hui dans ta musique ?

L’instinct et la détermination. On peut n’avoir aucune compétence et tout apprendre si c’est ce qui nous fait vibrer. Toujours écouter sa voix intérieure !


4- Quel album t’a le plus impressionné et pourquoi ?

Je crois que c’est « Les Mots Bleus » de Christophe. C’est une richesse de composition et d’arrangements inouïs, c’est écrit de manière splendide.


5- Comment cet album a-t-il influencé la musique que tu fais aujourd’hui ?

Les mots, toujours les mots, aller à la recherche de l’assonance et de l’allitération, chercher le son parfait comme soutien à l’écriture. Christophe avait vraiment le sens de la poésie sonore, j’essaye en toute humilité de tenir ce relais.


6- Parles-nous de ton album « Armes et Paillettes »  ?

« Armes & Paillettes » c’est un album pour être libre. J’avais besoin de faire le point avec le passé de ma courte mais intense existence et c’est ce que j’ai voulu faire ici. Pour mieux le porter, pour accepter aussi, et pour saisir toute la liberté que je peux trouver dans mon environnement.


7- Avec qui as-tu travaillé et pourquoi ce choix ?

J’ai travaillé avec Grégoire Théveny aux arrangements. On ne se connaissait pas mais on avait tous les deux envie de suivre cette voie et rien d’autre ne résonnait en nous à l’exception de la musique. Alors on l’a fait en se portant continuellement vers le haut.


8- De quoi aimerais-tu que les gens se souviennent après l’avoir écouté ?

Je veux que les gens se sentent soulagés comme après une séance de psy lors de laquelle ils auraient beaucoup dansé.