Certains morceaux agissent comme un miroir tendu à l’époque. Avec ce second single, les « futuristes » de DeepFaith ne se contentent pas de confirmer leur talent ; ils sculptent une identité sonore où la mélancolie se danse dans l’urgence. Aux commandes, on retrouve Danial Stricker — l’architecte rythmique de Midnight Juggernauts et collaborateur de Kid Cudi ou SebastiAn — qui insuffle ici une tension dramatique rare.
Le titre frappe par sa texture. Co-produit par le talentueux Matias Téllez (l’homme derrière le son de Girl In Red ou Aurora), le morceau bénéficie d’une architecture sonore complexe : les synthétiseurs de Andrew Klippel s’entrelacent aux guitares acérées de Max Baby, tandis que la basse de Andrew Szekeres ancre le tout dans une énergie brute, presque organique.
« Don’t Know Who My Friends Are » explore ce vertige contemporain, ce flou identitaire qui surgit quand les réseaux sociaux remplacent les liens physiques. DeepFaith réussit le tour de force de transformer cette angoisse en une transe magnétique. Entre punk bricolé et pop de demain, le duo signe l’hymne d’une génération qui cherche sa vérité dans le chaos numérique.
Nous allons vous recommander de plonger sans plus attendre dans cette belle surprise signée « Don’t Know Who My Friends Are » qui s’impose comme la parenthèse musicale de la journée.

