Comme vous le savez, il y a des chansons qui s’évanouissent comme un souffle, mais qui laissent derrière elles une empreinte durable. “One Summer Gone” d’Oaken Lee, dernière échappée avant la sortie de son premier album Home (is a folk-rock mixtape) prévue pour le 4 juillet, appartient à cette catégorie rare.
En moins de deux minutes, l’auteur-compositeur londonien tisse le récit d’un été intense, entre regards partagés et silences chargés de sens. La voix, claire et émotive, glisse sur une instrumentation épurée où guitares acoustiques, touches de synthés lo-fi et rythmes feutrés cohabitent avec grâce. Loin d’être une simple vignette nostalgique, “One Summer Gone” sonne comme un polaroid sonore : vif, éphémère et vibrant.
Musicalement, le morceau se situe à la croisée des mondes. On y retrouve l’élan introspectif d’un King Creosote, les textures artisanales d’un Pictish Trail, et cette sensibilité électronique proche de “Oh Baby” de LCD Soundsystem. Quelques éclats synthétiques, à peine délavés, semblent tout droit sortis d’une vieille cassette de Graceland. L’ensemble dégage une chaleur singulière, loin des productions aseptisées.
Avec ce titre court mais intense, Oaken Lee capte l’essence d’un moment qui s’échappe, sans jamais sombrer dans la mélancolie. “One Summer Gone” n’est pas une fin, c’est une trace : celle d’un artiste qui sait faire parler l’éphémère. Une promesse que son album à venir pourrait bien tenir.