Coup de cœur absolu de ce beau printemps 2026, Honey VHS débarque enfin sur la scène new-yorkaise avec « With Pulp », un premier effort qui bouscule avec brio les codes de la pop alternative par sa grâce organique et brute.
Formé à Brooklyn, le quintet — piloté par le chanteur et auteur-compositeur Cameron Roberts et le guitariste Luca Moneti Schliemann, épaulés par Jasper Grigsby-Schulte à la basse, Joe Bailey à la guitare et Pele Greenberg à la batterie — insuffle un vent de fraîcheur rétro et profondément intime, idéalement illustré par l’énergie nostalgique de titres marquants comme « Jet Lag ».
Dès les premières mesures, l’ADN unique du groupe se dévoile : un carrefour fertile où le folk mélancolique croise le blues, le rock classique et de subtiles inflexions jazz. Enregistré à Brooklyn sous la houlette inspirée du producteur Lucas Saur, le disque refuse l’aseptisation numérique au profit de prises « live » intégrales et sans filet. Cette démarche audacieuse capture la magie pure de musiciens jouant ensemble dans la même pièce, comme sur l’émouvant et intime « November ». Porté par une écriture particulièrement ciselée, cet opus s’impose définitivement comme l’un des disques les plus essentiels de toute la saison.
Loin de tous les artifices, le projet navigue avec une sincérité désarmante à travers les méandres de l’amour, l’anxiété quotidienne et les mutations de nos existences, trouvant son parfait point d’orgue sur l’envoûtant « If You Want Me » qui ouvre le projet, qui donne clairement le ton musicalement grâce à une délicatesse, une classe qui vous saute aux oreilles dès les premières secondes. C’est cette vulnérabilité palpable, magnifiée par des guitares chaleureuses et des mélodies habitées, qui élève la formation au rang de grande révélation.

