Dans le paysage souvent mélancolique du folk-rock actuel, le nouveau single de Jonathon Penn, « Thick and Thin », s’impose comme une bouffée d’oxygène. Extraite de son premier album attendu pour juin, It Took A Long Time To Get Young, cette pièce s’affirme d’emblée comme l’un des moments les plus solaires du disque.
Porté par une section rythmique entraînante, le morceau nous invite à un voyage temporel singulier. Penn y observe le passage des années comme si le temps défilait à l’envers, remontant le fil d’une existence pour en extraire les leçons silencieuses de la maturité. Derrière les guitares résonnantes et un refrain fédérateur, taillé pour être repris en chœur, se cache une réflexion profonde sur le vieillissement, abordée sans amertume mais avec un émerveillement intact.
Loin des clichés sur la crise de la quarantaine, l’artiste embrasse le temps qui passe avec une sérénité désarmante. « C’est une chanson sur le fait de grandir », confie Penn. « Il ne s’agit pas de lutter contre les cheveux gris ou les rides, mais simplement d’essayer de devenir une personne plus profonde au fil des ans. »
Enregistré dans l’authenticité brute du Sonic Ranch au Texas, « Thick and Thin » possède cette texture organique, presque artisanale, qui caractérise le son de Penn. C’est un hymne à la persévérance et à l’évolution intérieure, prouvant que si la jeunesse est un état civil, rester « jeune » est, comme le suggère le titre de son album, un art qui demande du temps.

