Certains disques capturent l’essence d’un territoire pour mieux explorer l’âme humaine. Avec « Old Line State…of Mind », deuxième perle de leur premier album The Lure, Neal Hooks & The Pocomoke Sound signent bien plus qu’un simple hommage au Maryland. Derrière ce titre en clin d’œil à l’« État de la Vieille Ligne », le groupe livre une chronique intime et universelle sur la perte de repères.
Le morceau s’ouvre sur un riff de guitare enveloppé d’un chorus chaleureux, rappelant la mélancolie lumineuse de Counting Crows. C’est dans son texte que la chanson trouve sa véritable force. Neal Hooks y explore l’incertitude face à l’avenir, ce moment charnière où l’on ne sait plus quel chemin emprunter dans ce monde mouvant. Le morceau devient alors thérapeutique : il s’agit d’apprendre à tracer ses propres lignes dans le sable, à s’affirmer face au vent.
Cette quête d’identité se double d’une réflexion subtile sur les frontières, qu’elles soient littérales, géographiques, ou figurées. Comment poser ses propres limites pour ne pas s’oublier ? Portée par la rythmique impeccable du duo Ennis-Mason et transfigurée par les harmonies vocales de la jeune Livy Simone Hooks, la chanson respire une sincérité brute, presque palpable.
Neal Hooks & The Pocomoke Sound réussissent le tour de force de transformer le doute existentiel en une ballade folk-rock salvatrice, aussi réconfortante qu’un coucher de soleil sur la baie de Chesapeake. Un groupe à suivre de très près. Sans plus tarder, plongez dans cette belle surprise ci-dessous :

