À seulement 19 ans, le jeune Québécois Félix Collin ne se contente plus de murmurer ses états d’âme. Avec son nouveau single we were fire, il franchit une étape cinématographique majeure, transformant une vulnérabilité brute en un hymne rock alternatif d’une puissance saisissante.
Le morceau capture avec une précision chirurgicale la tension persistante d’une relation à la fois magnétique et autodestructrice. Là où ses précédentes compositions nous plongeaient dans l’intimité d’un journal intime, ce titre déploie une envergure inédite. Porté par des guitares atmosphériques et un groove organique, enregistré en live, il transforme un doute intérieur en une énergie nostalgique qui semble faite pour les virées nocturnes solitaires.
Ce passage à l’échelle n’est pas le fruit du hasard. Si Collin cultive une persona de « gars ordinaire », son ascension est fulgurante. Co-écrit à Los Angeles aux côtés de poids lourds comme Jack Fish et WakeupLuke, ce projet marque une professionnalisation évidente sans pour autant sacrifier l’authenticité qui fait sa signature. En mélangeant l’urgence de l’indie-rock moderne avec la fragilité du pop-journal, il réussit le pari difficile de rendre le chagrin d’amour universel, voire exaltant.
En somme, we were fire est bien plus qu’une chanson de rupture : c’est le témoignage d’un artiste en pleine mue, capable de traduire le chaos émotionnel en un souffle épique. Félix Collin ne demande plus la permission de ressentir ; il impose son feu, et il est difficile de détourner le regard.

