Il est des projets musicaux dont le nom seul suffit à piquer la curiosité. Avec Arn-Identified Flying Objects and Alien Friends, le Suédois Arne Floryd ne se contente pas d’une appellation excentrique ; il bâtit un univers où la nostalgie et l’espoir s’entrelacent. Son dernier single, « Bells of Silver », extrait de l’album à venir The King and the Sparrow, s’impose comme une pièce maîtresse de ce puzzle intime et mélodique.
Dès les premières mesures, le titre nous enveloppe d’une clarté presque printanière. On y perçoit l’héritage de la power-pop des années 70, passée au filtre d’une sensibilité folk scandinave. La production, épaulée par David Myhr, est d’une élégance rare : les guitares scintillent tandis que les harmonies vocales s’élèvent avec une fluidité organique. Ce n’est pas simplement une chanson, c’est un pont jeté entre les époques et les générations.
Floryd y explore sa propre lignée, rendant un hommage vibrant à ses enfants et petits-enfants, tout en convoquant les échos de sa propre enfance. Ce qui frappe ici, c’est cette capacité à transformer le personnel en universel. La batterie d’Andreas Quincy Dahlbäck apporte un souffle nécessaire à cette introspection, empêchant le morceau de sombrer dans la mélancolie. Au contraire, « Bells of Silver » résonne comme une célébration lumineuse de la transmission.
À une époque où la musique semble parfois formatée, cette proposition artisanale et habitée rappelle que la pop, lorsqu’elle est sincère, possède encore le pouvoir de nous faire voyager dans le temps. Une réussite totale que nous vous recommandons de découvrir sans plus attendre.

