Max Romeo, la voix brûlante du reggae engagé s’est tue à 80 ans

C’est une légende qui vient de tirer sa révérence. Max Romeo, figure tutélaire du reggae roots jamaïcain, s’est éteint le 11 avril 2025, à l’âge de 80 ans, laissant derrière lui une œuvre puissante, spirituelle et indocile. Celui que l’on surnommait le prophète rebelle a marqué de son timbre inimitable l’histoire d’un genre né dans les faubourgs de Kingston mais devenu universel.

Né en 1944 à Saint Ann, là où Bob Marley vit aussi le jour, Maxwell Livingston Smith embrasse très tôt la musique. D’abord membre du groupe The Emotions, il explose en solo avec le sulfureux Wet Dream (1968), chanson aussi suggestive que censurée, qui le propulse sur la scène britannique. Mais c’est dans les années 70 que Max Romeo entre dans la légende. Il devient la voix du reggae militant, le chantre des opprimés, celui qui dénonce l’injustice avec feu et sagesse.

Avec l’album War Ina Babylon, produit par le génial Lee « Scratch » Perry, il grave dans le marbre un chef-d’œuvre du genre. Chase the Devil, extrait devenu hymne, résonne encore dans les samples de The Prodigy ou Jay-Z, preuve que l’influence de Romeo traverse les décennies et les styles.

Militant, il l’était aussi dans la vie. En 1972, sa chanson Let the Power Fall on I devient l’hymne de campagne du Premier ministre Michael Manley. Max Romeo n’a jamais cessé de mêler musique et message, art et engagement.

Sa dernière tournée en 2023 avait des allures d’au revoir. Un dernier salut vibrant, traversé de gratitude et de feu sacré. Il laisse derrière lui ses enfants Xana et Azizzi, eux aussi porteurs de la flamme. Max Romeo ne chante plus, mais son écho, lui, ne s’éteindra jamais.

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