Le duo américain One Empty Toybox, mené par Rob Dreyer et Nicholas Viltrakis, frappe fort avec son nouveau single intitulé « Cyberstalking ». Enregistré de manière improvisée dans un sous-sol de Cincinnati, ce morceau mariant l’urgence punk des années 70 à la synth-pop des années 80 captive dès la première écoute.
Né d’une trame instrumentale brute construite par Viltrakis, le titre a trouvé son âme en seulement deux heures lorsque Dreyer a posé ses paroles lors d’un voyage à Chicago. Le résultat est une composition organique, viscérale, enrichie de solos de guitare acérés capturés sur le vif avec un minimum de pratique. Le groupe livre ici une critique tragi-comique mais lucide de notre époque, bousculée par l’avènement de l’intelligence artificielle et la perte de repères sur internet.
Entre ironie amère et tension dramatique, la chanson évoque une version moderne et cynique de Roméo et Juliette égarés sur les réseaux. « J’adore la façon dont la voix danse autour des instruments », confie Rob Dreyer, ravi de la complicité trouvée en studio entre le chant et les guitares. Derrière l’énergie brute de la basse et des synthétiseurs se cache pourtant un engagement solidaire rare, né du désir d’éveiller les consciences.
Touché de près par ce fléau à travers son entourage, le duo s’engage à reverser l’intégralité des profits de « Cyberstalking » à l’organisation Stop Stalking Us. Dreyer promet même de doubler personnellement les dons issus des ventes Bandcamp jusqu’à hauteur de 1 000 dollars au cours de l’année 2026. Une œuvre puissante, nécessaire et profondément humaine.

