Qui est Ana Tijoux, la seule rappeuse française qui cartonne en Amérique du sud

Ce nom ne vous dit sûrement rien puisque  la rappeuse qui est née à Lille a fait toute sa carrière au Chili, pays de ses parents.

Septembre 1973, Salvador Allende est renversé par un coup d’Etat militaire mené par Augusto Pinochet. S’en suit un régime dictatorial qui pousse un paquet de chilien à quitter leur pays. C’est en France, à Lille puis à Paris que les parents d’Anamaria Merino Tijoux décident de poser leurs valises.

Après plusieurs voyages au Chili, Ana décide de s’y installer définitivement en 1993. L’histoire de l’exile de ses parents et l’éducation politique qu’elle aura reçu à la maison en discutant de ce sujet va pousser  Ana Tijoux à s’instruire et à s’engager. C’est là-bas qu’elle va découvrir le rap et le hip-hop, attirée par les possibilités qu’offre cette culture revendicatrice et rebelle. Elle intègre le groupe Mazika et connaît son premier succès avec le premier album du groupe intitulé Vida Salvaje.

 

C’est en tant qu’artiste solo qu’Ana Tijoux va prendre une autre dimension puisqu’elle va entre-autres collaborer avec  la star mexicaine Julieta Venegas sur le titre Eres Para Mi qui va devenir un grand succès en Amérique du sud. Elle est nommée à plusieurs reprises aux Latin Grammy Awards et va sortir en 2009 son album 1977 dont la chanson éponyme grâce à laquelle nous avons connu l’artiste va être utilisée dans l’épisode 5, saison 4 de la série à succès Breaking Bad. La chanson 1977 fait également partie de la liste des titres du jeu Fifa 11.

En 2014 sort l’album Vengo inspiré de l’écrivain Uruguayen Eduardo Galeano qu’elle a découvert à l’âge de six ans grâce à un livre que lui a offert son père intitulé The Open Veins Of Latin America. Dans ce livre il est question de l’identité latino –américaine, de leur place dans le monde. Des féministes comme Simone de Beauvoir ou Gabriela Mistral, premier prix Nobel de littérature sud-américain,  sont également une source d’inspiration pour la femme qui dit « avoir eu du mal au début avec les idées féministes » jusqu’au moment elle découvrira les deux auteures.


Outre sa qualité de rappeuse symbolisée par son tube 1977 et l’excellent Somos Sur qui mérite une plus grande reconnaissance hors de l’Amérique Latine, Ana Tijoux est une artiste engagée dont le message a du fond et vaut le détour.

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