10 street-artistes que tu ne connais pas mais dont tu as déjà vu les œuvres sur les murs de Paris

Malgré toutes les étiquettes qui collent à leurs peaux, les parisiens aiment leur ville même s’ils ne le montrent pas souvent. Ils déambulent dans ses rues, apprécient l’architecture ancienne, les monuments et les œuvres de street-art qui habillent les murs comme un voile arty couvrant un corps dégradé par de trop nombreuses interventions.

A Paris, quelques street-artistes sortent du lot et leurs œuvres sont reconnaissables et peuvent parfois marquer des moments de nos vies, des époques ou des endroits comme le font parfois certaines chansons

Nous avons décidé de vous faire la liste des artistes dont les œuvres résonnent en nous comme la bande originale du Paris populaire.

1- Kashink :

Elle est sûrement la street-artiste, femme, la plus célèbre de Paris et ses œuvres sont parmi les plus connues de la capitale. Impossible de passer à côté ou de ne pas avoir déjà croisé le gros bonhomme moustachu qu’elle colle sur les murs des quartiers parisiens depuis 10 ans maintenant. Militante, l’artiste dont l’atelier se trouve du côté de Belleville explique que ses œuvres « célèbrent la diversité humaine ».

 

2- Mr Chat

Comme de nombreux street-artistes qui habillent les murs de Paris, Mr Chat est un artiste Franco-suisse dont on peut retrouver les œuvres un peu partout en France, en Europe et dans le monde.  Ce chat jaune grassouillet au sourire impeccable existe depuis 1997. Il a été aperçu pour la première fois du côté d’Orléans dans le département du Loiret. Depuis, il a réussi à conquérir le Monde.

3- Miss Tic

Les pochoirs de Miss Tic habillent les murs parisiens depuis plus de vingt ans déjà, ils font partie du quotidien. Il est très rare de trouver un habitant de la capitale qui ne s’est pas au moins une fois retrouvé en face de la belle brune et ses belles citations. L’interaction que suscitent les œuvres de Miss Tic ajoute une touche ludique qui marque l’instant et le lieu.

 

C’est suite à une rupture amoureuse que l’artiste va décider de poser son premier pochoir. Le but, se venger et dénoncer la domination masculine.  Elle va commencer par des autoportraits puis va évoluer en utilisant une image générique de la femme pour pouvoir exprimer sans retenue le fond de sa pensée.

4- JonOne :

La fresque de JonOne rendant hommage à l’abbé pierre qui se trouve au square des Deux-Nèthes entre Place Clichy et la station de métro La Fourche est le parfait exemple de ces œuvres d’arts qui marquent un lieu et une époque. C’est en tout cas le cas pour moi et d’autres personnes ayant fréquenté cette partie très populaire du 17ème arrondissement..

John Andrew Perello de son vrai nom est un artiste américain qui s’est installé en France dans les années 80. Même si ses œuvres se font de plus en plus rares dans les rues de Paris tant l’artiste est célèbre, il ne demeure pas moins qu’il reste un de ceux qui ont marqué l’histoire du graffe dans le métro parisien.

 5- Jef Aérosol :

L’artiste français de 60 ans peuple les rues de paname de ses pochoirs depuis plus de trente ans maintenant. Il est à notre connaissance le street-artiste le plus âgé de la scène parisienne. Celui qui collectionne également les vinyles depuis son plus jeune âge (il en a plus de 10 000 à ce jour) a commencé à coller ses pochoirs sur les murs de sa ville au début des années 80. Il raconte que le premier représentait un photomaton.

Le travail de Jef se caractérise par l’utilisation du noir et la représentation de personnages ayant marqué leur époque. Toutes ses œuvres sont désormais signées d’une flèche rouge dont on ne connait pas vraiment la signification mais qui représente aujourd’hui une vraie marque de fabrique.

6- Julien Seth Malland :

Place Ménilmontant dans le 20ème arrondissement de Paris, une peinture de Julien Seth Malland rend hommage aux victimes des attentats du 13 Novembre et à la capitale pour sa capacité à ne pas sombrer dans les flots. L’artiste qui a l’habitude de parcourir le monde pour aller à la rencontre des street-artistes dans le cadre d’une série de documentaire intitulée Globe-Painter ( diffusée sur canalplus) est très connu des parisiens. Ses peintures spectaculaires ne se limitent pas aux murs de la capitale puisque l’artiste qui est également éditeur a publié en collaboration avec Gautier Bischoff, un livre intitulé Kapital. Il est à ce jour le livre de graffiti le plus vendu en France.

7- Gregos :

Peintre, sculpteur, graffeur, Grégos est un artiste originaire du Val d’Oise dont le travail s’affiche dans de nombreuses capitales européennes. Souriant, tirant la langue, boudeur, fâché, vous avez sûrement déjà eu votre dose de Grégos. Ce visage moulé en plâtre suscite interrogation dans un premier temps puis une grande adhésion de la part des parisiens qui n’hésitent plus à se photographier à côté de celui-ci. L’artiste crée une expression différente de son visage chaque année même si celui qui le représente tirant la langue est devenu le plus symbolique de son style. Sur ce sujet Grégos explique :

« Quand j’étais plus jeune et que l’on prenait des photos de moi, je tirais toujours la langue. C’était même devenu un jeu entre ma mère et moi. J’ai donc gardé l’idée lors de mon premier essai de moulage sur visage puis j’ai continué ». Découvrez notre interview de l’artiste ici .

8- Ludo :

Ludo est un artiste parisien qui a fait ses débuts en 2007. Au-delà de l’aspect artistique de ses œuvres, Ludo porte de façon ludique et esthétique des revendications écologiques et anticapitalistes même s’il tient à ne pas les revendiquer. Les créatures hybrides qu’il représente mêlent l’univers minéral et végétal, ils interrogent sur la place de l’homme dans l’environnement.

9- C215 :

Christian Guémy alias C215 est un artiste parisien né à Bondy dans la banlieue parisienne. Celui qui s’est fait connaître en représentant des êtres brisés s’est très vite spécialisé dans le dessin de portraits. Depuis 2003, C215 a fait de Nina, sa fille, un des visages principaux de ses œuvres.

10- Fasto :

Vous ne verrez pas souvent ses œuvres dans les rues de Paris, son travail s’affiche dans le métro parisien et le RER.  Le travail de Fasto est instinctif. Lorsqu’il commence un trait, il ne connait pas sa destination et fait confiance en son intuition :

 « Ça m’apprend beaucoup de chose de travailler comme ça. Tu peux appliquer ce principe à la vie. C’est ce que j’essaie de faire en tout cas. Par exemple : Tu dis une parole, ça n’a pas l’effet escompté mais ça va t’emmener quand même quelque part. Ça va avoir des conséquences inattendues. Après cela ne dépend que de toi d’y voir de la beauté ou pas ».

Découvrez notre interview de Fasto ici