Oubliez la nostalgie poussiéreuse. Avec son premier EP, The NY Tapes, Chloé French ne se contente pas de ressusciter l’âge d’or de la Nouvelle Vague : elle le projette dans l’urgence électrique de 2026. À 24 ans, l’artiste signe une œuvre hybride, véritable trait d’union entre les toits de Paris et les sous-sols moites de Manhattan.
Pour la première fois, nous allons commencer par la fin c’est à dire « Chocolat ». Ce morceau qui nous a sauté tout de suite aux oreilles, installe une house organique qui nous transporte immédiatement à l’arrière d’un taxi jaune traversant le pont de Brooklyn à l’aube. Il représente selon nous, cet esthétique musicale à la fois classe et authentique. L’album vit là : dans l’adrénaline des pistes de danse et la fumée des cafés poétiques. Chloé, enfant de la chanson française élevée au son des clubs berlinois, peint un monde où la rébellion se vit avec un glamour désinvolte.
L’envoûtant « Messy (but French) » capture cette essence avec une précision chirurgicale, mêlant honnêteté milléniale et chic intemporel. Chaque titre ressemble à un secret que l’on brûle de partager, une confidence glissée à l’oreille sur un rythme disco-électro. Ne pouvions ne pas parler de « Paris, je t’aime », track 2 du projet, elle signe une lettre d’amour moderne à ses racines, prouvant que l’esprit de la jeunesse française n’a jamais été aussi vivant qu’en s’exportant.
The NY Tapes n’est pas seulement un disque, c’est une déambulation cinématographique. Un projet audacieux qui confirme que Chloé French est désormais le nouveau visage d’une pop francophone sans frontières, aussi sophistiquée que sauvage. Une ballade sonore qui s’impose comme une belle surprise, une porte d’entrée impeccable dans l’univers de Chloé French.

