Certains morceaux sonnent comme des boucles bouclées. Avec « Ravers », Ellie Goulding replonge dans l’ADN électronique qui a forgé sa légende. Après avoir prêté sa voix signature à certains des plus grands hymnes dance de la décennie aux côtés de Calvin Harris, Skrillex ou Four Tet, la Britannique s’empare enfin seule des projecteurs club.
Le titre, coproduit par Dave Hamelin et Jack Rochon, pulse avec une urgence viscérale. Derrière cette house taillée pour les pistes de danse se cache l’une de ses prestations vocales les plus affirmées. Loin d’être un simple retour en arrière, ce single éclaire son sixième album à venir, I Know Too Much.
Porté à l’origine par une connexion sur TikTok avec Rochon, ce disque agglomère les réflexions de l’artiste sur le lâcher-prise. « L’album vient de l’idée qu’on en sait parfois trop. Il y a une vraie liberté dans l’aisance de ne pas savoir », confie la chanteuse. Entre le chaos des mutations de la vie et le tumulte médiatique, le studio est redevenu son sanctuaire intime.
Plus qu’un retour aux sources, « Ravers » agit comme une thérapie cathartique et incandescente. En quête de refuge, Ellie Goulding n’avait peut-être aucune certitude sur la direction à suivre, mais une évidence demeurait : sa place était là, micro en main, prête à embraser à nouveau la nuit.

