Avec son nouveau single « 10th Floor », l’enfant de Detroit tisse un pont gracieux entre les racines de la soul historique et les battements d’un cœur contemporain.
Il y a des artistes dont la voix semble porter en elle tout le bitume et la sueur de leur ville natale. Apropos est de ceux-là. Originaire de Detroit, l’artiste revient sur le devant de la scène avec « 10th Floor », une sortie riche, chargée d’émotions, qui revisite l’esthétique de la soul vintage à travers le prisme d’une modernité assumée. Dès les premières notes, le morceau nous transporte, imposant une atmosphère feutrée, presque cinématographique, où chaque accord résonne comme un souvenir.
Loin des effets numériques artificiels, Apropos privilégie ici une approche organique. Il ne cherche pas à réinventer la roue, mais à la faire tourner avec une élégance rare. Son identité sonore, toujours en mutation, puise dans les fondamentaux classiques — cette soul qui a fait la légende de Motor City — pour les refaçonner avec une sensibilité narrative actuelle. Le « 10e étage » devient alors un refuge, un espace-temps suspendu au-dessus du tumulte urbain où l’on redécouvre la fragilité et la force de l’amour moderne.
La prouesse d’Apropos réside dans cette capacité à nous faire ressentir la proximité, comme si l’artiste nous confiait ses secrets au creux de l’oreille. C’est une pièce maîtresse, un single qui confirme que le futur de la soul réside avant tout dans la sincérité. En écoutant ce titre, on comprend que, peu importe la hauteur à laquelle on se trouve, c’est bien à notre humanité partagée que s’adresse APROPOS.

