Propulsé au sommet par le séisme viral de Snowfall — collaboration hypnotique avec Reidenshi devenue l’hymne universel de milliards de vidéos — Dmitry Volynkin, alias Øneheart, ne se repose pas sur ses lauriers. À seulement 18 ans, le jeune Russe s’impose comme l’une des figures les plus énigmatiques de l’électronique mondiale. Avec son nouveau single Fixing Myself, il quitte la sécurité des nappes éthérées pour explorer une vulnérabilité brute.
Écrit en décembre 2024, à une période où l’artiste se décrivait comme « complètement perdu », ce morceau agit comme un miroir de sa propre reconstruction. L’œuvre s’ouvre sur une oasis de calme, un bourdonnement de synthétiseurs presque médicinal, avant que des éclats électroniques ne viennent troubler cette apparente sérénité. C’est ici que la magie opère : le tempo s’accélère, la basse surgit et des brisures rythmiques transforment l’ambient pur en une énergie trip-hop fluide et saisissante.
Fixing Myself est une synthèse magistrale. On y retrouve l’ADN de ses débuts future garage, la complexité texturale de l’IDM et cette capacité unique à rendre l’intime universel. Pour Øneheart, ce titre capture un « moment de transition » entre son moi passé et celui qu’il devient. Plus qu’une simple composition, c’est une architecture sonore de la résilience. Alors que son EP find yourself se profile, l’artiste prouve que sa trajectoire fulgurante n’était pas un accident, mais le prélude d’une carrière aux horizons infinis. Une chronique nécessaire sur l’art de se réparer en musique.

