Valley Lights explore la nuit noire de Los Angeles avec « Devil May Care »

Deux ans après l’élégant Two Lane Highway , Valley Lights opère un virage audacieux avec son deuxième album, Devil May Care, publié chez Outland Recordings. Le producteur y délaisse la pop rétro-futuriste lumineuse de ses débuts pour s’enfoncer dans les ombres d’un Los Angeles nocturne, là où le glamour du Sunset Strip s’efface derrière la sueur, le regret et les paillettes usées.

Ce nouvel opus est sans conteste son œuvre la plus cinématographique et percutante à ce jour. En quelques titres particulièrement affûtés, le projet tisse un lien organique entre un indie-rock grand écran, une alt-pop rutilante et les textures sombres de synthétiseurs nocturnes. Si l’influence du clair-obscur de The Weeknd ou de l’électro narrative de The Midnight reste palpable, Valley Lights élargit ses horizons. On y croise le dynamisme pop de MUNA, le vernis sophistiqué de The 1975 et ces guitares lancinantes, lancées à la poursuite de l’horizon, qui rappellent The War on Drugs.

Les pépites ne manquent pas dans ce projet. « Giving Up On You » donne le ton avec une instrumentation aérienne, éthérée, des lignes de chant efficaces, on est tout de suite embarqué notamment par un refrain particulièrement familier et efficace. On peut aussi citer « Fading Light », un synth-pop authentique ou « Indiscretions » qui est également un single qui a un véritable potentiel commercial.

Pour s’immerger dans cette dérive urbaine, les singles phares « Giving Up On You » et « Life On The Edge » — tous deux portés par des clips esthétiques dévoilés par NewRetroWave — s’imposent comme des portes d’entrée idéales, tout comme les vibrants « Something Worth Living For » et « Alexandra ».

Devil May Care s’adresse ainsi à ceux qui cherchent une bande-son pour les marges effilochées de la nuit. Entre spleen synthétique et refrains magnétiques, Valley Lights signe un retour envoûtant, idéal pour rouler sans but sous les néons moribonds. Un disque intense, à écouter fenêtres ouvertes.

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